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Plantation
et entretien
Après
avoir nivelé le sol et éliminé les pierres, on procède au défoncement
ou labour à double couche. Les cas échéant, on effectue des interventions
pour la réglementation des eaux.
Ensuite,
on va mesurer les distances entre les differentes rangées et sur chaque
rangée, même par le placement de piquets, opération suivie par la
plantation définitive des arbres de deux ans, pourvus d’une motte de
terre et soutenus par un tuteur. La plantation doit être réalisée avant
l’éveil végétatif ou alors en automne dans les régions où les hivers
sont d’habitude doux.
Les
distances les plus habituelles sont mt 6x6 (une plante aux coins de chaque
carré) auxquelles correspond une densité maximale de 300 plantes/ha (ce
qui pourrait assurer une production au maximum de 6.000 Kg/ha).
La
plante commence sa production à la 5ème-6ème
année depuis la plantation (ou bien après 7-8 ans du greffage, en
sachant que, d’habitude, on plante des arbres de deux ans).
Pendant
l’année, la plante demande des labours de profondeur moyenne dans la période
pré-hivernal, au but de rendre le sol léger et donc apte à recevoir les
pluies de l’hiver. Au printemps et en été il suffit d’effectuer
quelques labours superficiels, soit pour reduire les pertes hydriques, soit
pour contrôler
les mauvaises herbes.
Aujourd’hui
on conseille de réaliser le système d’irrigation ( à goutte) dans l’oliveraie
dès la plantation, de façon à pouvoir intevenir pendant cette période
assez délicate et, ensuite, pour eviter les dégâts de la sécheresse
estivale, autre moment critique de cette culture.
On
a vérifié que lorsque la plante ne souffre pas à cause de la sécheresse
elle peut mieux se défendre des problèmes possibles au moment de la
floraison et du grossissement du fruit.
L’irrigation
peut aussi garantir aux fruits une chute plus limitée et des dimensions
plus homogènes ; donc on peut bien affirmer que dans les climats secs
l’irrigation améliore la production soit en quantité soit en qualité.
A
cause de l’autoincompatibilité de la culture il faut introduire dans l’oliveraie
des plantes de cultivars pollinisatrices jusqu’à 15-20% . En phase
d’expérimentation on a vérifié que les meilleurs pollinisateurs se
trouvent parmi les variétés suivantes: Lea, Rosciola, Pendolino,
Frantoio, Leccino, Moraiolo et Giarraffa. La variété Lea, très
bonne pollinisatrice de l’olive ascolana, n’est pas toujours
choisie par les agriculteurs, car elle devient productive assez tard, résulte
sensible au froid et produit peu.
Taille
Aujourd’hui
on choisit bien fréquemment des formes de conduite libres surtout basses,
convenables pour un système intensif ( gobelet, cône, gobelet
broussailleux) ; on pratique moins souvent les formes obligées, alors
qu’on conseille d’avoir recours, si nécessaire, à l’inclinaison ou
courbure des branches. De toute façon, la forme de conduite de l’olivier
doit faciliter la fructification précoce, une bonne ventilation et un éclairage
adéquat pour le houppier.
Les
opérations de taille, généralement annuelles,
doivent être exécutées en considérant très précisement la physiologie
de la plante, la facilitation des opérations de culture et la réduction
des coûts de production. Il est important d’éviter les alternances de
production et de limiter la période improductive de la phase de plantation ;
mais il faut aussi bien considérer que, dans les régions de l’Italie
centrale, d’habitude la différenciation
des bourgeons s’effectue au début de mars. Sans exagérer avec les
opérations de taille, il faut quand même alléger les branches et éliminer
celles sèches, ainsi que les gourmands et les rejetons.
"En
labourant légèrement autour d’un olivier on le prie de produire, en le
fumant on l’en supplie, en le taillant on l’y contraint."
« Columelle »
Il
faut considérer que :
-
pendant les premières années il vaut mieux réduire les opérations de
taille pour ne pas retarder la fructification ;
-
il faut respecter, en général, le naturel développement végétatif de la
chevelure ;
-
il faut tailler pour faciliter la pénétration de la lumière à l’intérieur
de la chevelure ;
-
la taille permet de projeter le houppier, au moins au cours des 2 premières
années après la plantation définitive ;
-
il faut éviter, chez les plantes jeunes, des tailles fréquentes, de façon
à assurer une croissance précoce de la chevelure et respecter la forme et
la vigueur naturelles de la plante ;
-
la taille de production s’effectue après la différenciation des
bourgeons, peu avant l’éveil
végétatif
(ou même après la fin des gelées, juste avant la formation des
bourgeons) ;
-
la plante fructifie sur les branches inclinées et penchantes, produites
l’années précédante (ou bien sur les branches d’un an insérées sur
celles de 2 ans).
Il
est enfin utile de souligner que l’O.T.A. commence plutôt précocement sa
production et qu’elle manifeste en général une productivité peu élevée
mais assez constante.
La
fertilisation
Pour
obtenir de bonnes productions au niveau de la qualité il est important de
connaître la nature du sol, la fréquence des pluies et les disponibilités
hydriques ainsi que les exigences nutritives de cette culture.
Pour
les engrais, il vaut mieux considérer cette plante comme tout autre arbre
fruitier.
Il
faut aussi savoir tout ce qui concerne le sol : sa nature, sa fertilité,
sa disponibilité en éléments nutritifs. Et, bien sûr, il faut connaître
les exigences nutritives de la plante par rapport à ses différentes phases
phénologiques.
Les
opérations d’engrais, souvent réalisées avec l’utilisation de
granulaires, sont aujourd’hui unies à la fertirrigation ou à la
fertilisation par les feuilles.
Par
rapport à la nature du sol (à analyser) on effectuera la fertilisation de
base ( plus ou moins avec 100 Kg/ha de P2O5 , 150 Kg
de K2O et 30-50 tonnes de fumier bien mûr).
Ce
type de fertilisation peut ne pas s’effectuer sur les sols légers, équilibrés
par composition ou alors au cas où l’on pense réaliser la fertirrigation.
Tout
de suite après la plantation, la fertilisation doit avoir pour but le développement
de la plante et la limitation de sa phase d’improductivité, autant qu’il
soit possible. Ces opérations d’engrais seront effectuées dans toute la
zone intéressée par les racines de la plante et surtout dans deux périodes
précises : l’éveil végétatif et l’automne.
Les
engrais en phase productive devront aider la croissance de la plante et sa
production de l’année, ainsi que constituer des réserves pour l’année
suivante. Cette fertilisation devra aussi équilibrer les pertes éventuelles
par rapport aux conditions pédologiques et climatiques (lessivage par
suintement, formation de sels insolubles) ; en outre, elle devra s’effectuer
sur la base des disponibilités hydriques, de la richesse d’éléments
dans le sol, des exigences de la plante par rapport à son métabolisme et
à ses phases phénologiques ; en tout cas, elle devra intéresser
surtout la couche du sol habituellement occupée par les racines.
Pour
effectuer la fertilisation organique on utilise le fumier ( 50-70 Kg/plante),
à enterrer dans la zone de sol couverte par le houppier et riche de
radicelles. Comme alternative, on peut pratiquer la sidération ou bien des
couvertures du sol à travers différentes plantes herbacées.
Les
engrais minéraux annuels peuvent être ainsi composés : 40-60 Kg/ha
de P2O5 , 60-100 de K2O , 60-80 de N.
En
outre, la fertilisation devrait comprendre les principaux microéléments (même
par voie foliaire), car ils favorisent une optimale différenciation des
bourgeons et qu’ils limitent les dégâts dérivant d’un manque de
fructification à cause d’avortement ovaire.
Pour
intervenir avec la fertilisation on pourrait donc suggérer les périodes
suivantes :
-
au début du printemps (surtout dans les sols légers) ;
-
en automne phosphore et potassium et à la fin de l’hiver une part d’azote ;
puis au milieu du printemps, l’autre part d’azote.
Il
faut toujours considérer qu’un manque nutritif en automne influence négativement
le grossissement des fruits (l’éventuelle accumulation d’huile) et la
différenciation des bourgeons de l’années suivante.
La
cueillette
La
plante offre sa pleine production à
partir de la 10ème année, et son cycle moyen est de 35-40 ans.
L’époque
de maturation est très précoce (dès la dernière décade de septembre) ;
à ce moment-là les sucres de la pulpe arrivent à 3-4% du poids du mésocarpe.
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