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Index
L' histoire de l'Oliva Tenera Ascolana
La varieté "Oliva Tenera Ascolana"
Les exigences pedoclimatiques
La tecnique culturale
Les ennemis
Réglementation de production
Cultivar de table et productions
Elimination de l'amertume chez les olives et leur conservation
Olives farcies "all' Ascolana"
Bibliographie
 

     

 

Propagation

Autrefois la propagation n’etait faite qu’à l’aide d’une greffe; aujourd’hui ça se fait par propagation directe, à travers des boutures semiligneuses d’un an, dont la radication est facilitée par la pratique de la pulvérisation comme Hartmann l’étudia en 1950.

 

 

 

La micropropagation ne s’est pas averée une voie de multiplication facile ; pourtant, elle pourrait représenter une solution optimale (plantes saines sans aucun virus, etc.) mais les expériences conduites jusqu’à ce moment-là démontrent que la plante n’émet pas très facilement les radicelles (Rugini, Felicioni).

 

Plantation et entretien

Après avoir nivelé le sol et éliminé les pierres, on procède au défoncement ou labour à double couche. Les cas échéant, on effectue des interventions pour la réglementation des eaux.

Ensuite, on va mesurer les distances entre les differentes rangées et sur chaque rangée, même par le placement de piquets, opération suivie par la plantation définitive des arbres de deux ans, pourvus d’une motte de terre et soutenus par un tuteur. La plantation doit être réalisée avant l’éveil végétatif ou alors en automne dans les régions où les hivers sont d’habitude doux.

Les distances les plus habituelles sont mt 6x6 (une plante aux coins de chaque carré) auxquelles correspond une densité maximale de 300 plantes/ha (ce qui pourrait assurer une production au maximum de 6.000 Kg/ha).

La plante commence sa production à la 5ème-6ème  année depuis la plantation (ou bien après 7-8 ans du greffage, en sachant que, d’habitude, on plante des arbres de deux ans).

Pendant l’année, la plante demande des labours de profondeur moyenne dans la période pré-hivernal, au but de rendre le sol léger et donc apte à recevoir les pluies de l’hiver. Au printemps et en été il suffit d’effectuer quelques labours superficiels, soit pour reduire les pertes hydriques, soit pour contrôler  les mauvaises herbes.

Aujourd’hui on conseille de réaliser le système d’irrigation ( à goutte) dans l’oliveraie dès la plantation, de façon à pouvoir intevenir pendant cette période assez délicate et, ensuite, pour eviter les dégâts de la sécheresse estivale, autre moment critique de cette culture.

On a vérifié que lorsque la plante ne souffre pas à cause de la sécheresse elle peut mieux se défendre des problèmes possibles au moment de la floraison et du grossissement du fruit.

L’irrigation peut aussi garantir aux fruits une chute plus limitée et des dimensions plus homogènes ; donc on peut bien affirmer que dans les climats secs l’irrigation améliore la production soit en quantité soit en qualité.

A cause de l’autoincompatibilité de la culture il faut introduire dans l’oliveraie des plantes de cultivars pollinisatrices jusqu’à 15-20% . En phase d’expérimentation on a vérifié que les meilleurs pollinisateurs se trouvent parmi les variétés suivantes: Lea, Rosciola, Pendolino, Frantoio, Leccino, Moraiolo et Giarraffa. La variété Lea, très bonne pollinisatrice de l’olive ascolana, n’est pas toujours choisie par les agriculteurs, car elle devient productive assez tard, résulte sensible au froid et produit peu.

Taille

Aujourd’hui on choisit bien fréquemment des formes de conduite libres surtout basses, convenables pour un système intensif ( gobelet, cône, gobelet broussailleux) ; on pratique moins souvent les formes obligées, alors qu’on conseille d’avoir recours, si nécessaire, à l’inclinaison ou courbure des branches. De toute façon, la forme de conduite de l’olivier doit faciliter la fructification précoce, une bonne ventilation et un éclairage adéquat pour le houppier.

Les opérations de taille, généralement  annuelles, doivent être exécutées en considérant très précisement la physiologie de la plante, la facilitation des opérations de culture et la réduction des coûts de production. Il est important d’éviter les alternances de production et de limiter la période improductive de la phase de plantation ; mais il faut aussi bien considérer que, dans les régions de l’Italie centrale, d’habitude la différenciation  des bourgeons s’effectue au début de mars. Sans exagérer avec les opérations de taille, il faut quand même alléger les branches et éliminer celles sèches, ainsi que les gourmands et les rejetons.  

"En labourant légèrement autour d’un olivier on le prie de produire, en le fumant on l’en supplie, en le taillant on l’y contraint."    « Columelle »

Il faut considérer que :

- pendant les premières années il vaut mieux réduire les opérations de taille pour ne pas retarder la fructification ;

- il faut respecter, en général, le naturel développement végétatif de la chevelure ;

- il faut tailler pour faciliter la pénétration de la lumière à l’intérieur de la chevelure ;

- la taille permet de projeter le houppier, au moins au cours des 2 premières années après la plantation définitive ;

- il faut éviter, chez les plantes jeunes, des tailles fréquentes, de façon à assurer une croissance précoce de la chevelure et respecter la forme et la vigueur naturelles de la plante ;

- la taille de production s’effectue après la différenciation des bourgeons, peu avant l’éveil  végétatif  (ou même après la fin des gelées, juste avant la formation des bourgeons) ;

- la plante fructifie sur les branches inclinées et penchantes, produites l’années précédante (ou bien sur les branches d’un an insérées sur celles de 2 ans).

Il est enfin utile de souligner que l’O.T.A. commence plutôt précocement sa production et qu’elle manifeste en général une productivité peu élevée mais assez constante.

La fertilisation

Pour obtenir de bonnes productions au niveau de la qualité il est important de connaître la nature du sol, la fréquence des pluies et les disponibilités hydriques ainsi que les exigences nutritives de cette culture.

Pour les engrais, il vaut mieux considérer cette plante comme tout autre arbre fruitier.

Il faut aussi savoir tout ce qui concerne le sol : sa nature, sa fertilité, sa disponibilité en éléments nutritifs. Et, bien sûr, il faut connaître les exigences nutritives de la plante par rapport à ses différentes phases phénologiques.

Les opérations d’engrais, souvent réalisées avec l’utilisation de granulaires, sont aujourd’hui unies à la fertirrigation ou à la fertilisation par les feuilles.

Par rapport à la nature du sol (à analyser) on effectuera la fertilisation de base ( plus ou moins avec 100 Kg/ha de P2O5 , 150 Kg de K2O et 30-50 tonnes de fumier bien mûr).

Ce type de fertilisation peut ne pas s’effectuer sur les sols légers, équilibrés par composition ou alors au cas où l’on pense réaliser la fertirrigation.

Tout de suite après la plantation, la fertilisation doit avoir pour but le développement de la plante et la limitation de sa phase d’improductivité, autant qu’il soit possible. Ces opérations d’engrais seront effectuées dans toute la zone intéressée par les racines de la plante et surtout dans deux périodes précises : l’éveil végétatif et l’automne.

Les engrais en phase productive devront aider la croissance de la plante et sa production de l’année, ainsi que constituer des réserves pour l’année suivante. Cette fertilisation devra aussi équilibrer les pertes éventuelles par rapport aux conditions pédologiques et climatiques (lessivage par suintement, formation de sels insolubles) ; en outre, elle devra s’effectuer sur la base des disponibilités hydriques, de la richesse d’éléments dans le sol, des exigences de la plante par rapport à son métabolisme et à ses phases phénologiques ; en tout cas, elle devra intéresser surtout la couche du sol habituellement occupée par les racines.

Pour effectuer la fertilisation organique on utilise le fumier ( 50-70 Kg/plante), à enterrer dans la zone de sol couverte par le houppier et riche de radicelles. Comme alternative, on peut pratiquer la sidération ou bien des couvertures du sol à travers différentes plantes herbacées.

Les engrais minéraux annuels peuvent être ainsi composés : 40-60 Kg/ha de P2O5 , 60-100 de K2O , 60-80 de N.

En outre, la fertilisation devrait comprendre les principaux microéléments (même par voie foliaire), car ils favorisent une optimale différenciation des bourgeons et qu’ils limitent les dégâts dérivant d’un manque de fructification à cause d’avortement ovaire.

Pour intervenir avec la fertilisation on pourrait donc suggérer les périodes suivantes :

- au début du printemps (surtout dans les sols légers) ;

- en automne phosphore et potassium et à la fin de l’hiver une part d’azote ; puis au milieu du printemps, l’autre part d’azote.

Il faut toujours considérer qu’un manque nutritif en automne influence négativement le grossissement des fruits (l’éventuelle accumulation d’huile) et la différenciation des bourgeons de l’années suivante.

La cueillette

La plante offre sa pleine production  à partir de la 10ème année, et son cycle moyen est de 35-40 ans.

L’époque de maturation est très précoce (dès la dernière décade de septembre) ; à ce moment-là les sucres de la pulpe arrivent à 3-4% du poids du mésocarpe. 

 

La cueillette à la main olive par olive, appelée brucatura, sert à préserver l’intégrité du fruit ; on cueille les drupes vertes avant la véraison, entre 20 septembre et 10 octobre environ (selon la tradition, à la St Michel, le 29 septembre).

 

     Les olives, qui ne doivent subir ni chocs, ni meurtrissures, sont délicatement déposées dans des paniers et ensuite rangées en couches subtiles.

La production moyenne par plante adulte est de 20-30Kg environ, dont 50% est représenté d’olives de 1er choix. Par rapport à plusieurs éléments (dimension de la plante, productivité, etc) un cueilleur peut récolter 30 à 40 Kg d’olives par jour.

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